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Un CHS-CT d’urgence s’est tenu sur la demande des Organisations Syndicales suite aux annonces dugouvernement et du nouveau protocole sanitaire face à l’épidémie de la COVID 19.

En premier lieu, un point sur les effectifs au 03/11 a été présenté par le président du CHS-CT, tant auniveau DGFIP qu’au niveau DDFIP 40.Nous ne pouvons que souligner des discordances entre les services nationaux et les services locaux (jusqu’à69% de télétravailleurs en centrale pour 7% à la DDFIP des Landes !). Le président explique cettedifférence par le fait que la majorité du travail en centrale nécessite seulement l’utilisation de la messagerieaccessible sans le matériel spécifique de l’administration.

Au jour d’hier, la DDFIP des Landes comptait neuf cas positif à la COVID 19. Certains de nos collègues sontrevenus sur site et 18 cas contact sont avérés, selon les critères de la CPAM.

En effet, le traitement des cas contacts par la CPAM s’avère nébuleux, voir obscur, des fois oui, des foisnon, des fois peut être...

pdfcr_chsct_06112020.pdf

Monsieur,

La situation sanitaire de la DDFIP 40 se dégrade fortement jour après jour et elle est beaucoup plus alarmante qu’au printemps dernier, malgré les précautions prises.

Les cas se multiplient sur l’ensemble de la DDFIP, des clusters apparaissent dans plusieurs services et tout porte à croire que cela risque malheureusement d’empirer.

Dans cette crise sanitaire on ne peut que déplorer l’attitude laxiste de l’ARS qui, en parfait relais du gouvernement, ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger sérieusement les salariés.

Afin d’éviter des risques de contamination beaucoup plus importants dans les services SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES exige a minima :

  • Le renforcement du ménage quotidien,
  • La désinfection des locaux dès qu’un cas est suspecté,
  • Le dépistage systématique et massif de l’ensemble des agents des services touchés, avec isolement et placement en ASA dans l’attente des résultats, ce qui permettrait aussi d’identifier les cas asymptomatiques,
  • L'avis du médecin de prévention avant le retour dans son service d'un agent ayant été positif ,
  • L’arrêt de propos délétères qui mettent en cause la responsabilité des agents dans la circulation du virus,
  • Une meilleure réactivité de la Direction pour équiper en moyen de télétravailler tous les agents qui le demandent,
  • La communication aux représentants au CHS-CT de tout nouveau cas et des mesures prises en conséquence,
  • La publication de la note relative aux pauses accordées aux agents travaillant en open space ou en bureau collectif,

En tout état de cause SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES soutiendra tous les agents qui exerceraient leur droit de retrait légitime.

En tant qu’employeur, nous vous demandons de mettre en œuvre de manière urgente ces dispositions, car vous avez la responsabilité de la santé de tous les agents de la direction et du département.

Bien cordialement,

Le 12 novembre 2020

A la une de Sud Ouest édition Landes du 19 octobre 2020, le titre « Finances Publiques : 50 agents parisiens en renfort » est triplement inexact.

Tout d'abord, il ne s'agit pas de 50 agents, mais d'une quarantaine « d'emplois budgétaires » (voire moins) délocalisés de Paris et de Bordeaux vers Dax. Rien ne dit qu'autant d'agents demanderont à rejoindre ces emplois puisque les métiers proposés seront particulièrement monotones, répétitifs et dévalorisants (travail de saisie informatique à la chaîne...).

Ensuite, ces emplois ne viennent pas en renfort puisqu'ils ne seront pas affectés sur des missions au service des citoyens Landais. Ces services seront fermés au public, l'un travaillera pour la Gironde, l'autre pour toute la France...

Enfin, le titre indique que cette délocalisation se fera en 2021 alors que rien n'est prévu avant 2022 (comme indiqué d'ailleurs page 15).

Et si l'on se place du côté des conditions de travail, n'y a t'il pas une aberration à vouloir « entasser » des agents dans des locaux non extensibles ? A cause du Covid, il faut espacer les postes de travail, à cause des réformes, il faut les resserrer. Cherchez l'erreur...

Pour couronner le tout, l'article en page 15 est truffé d'inexactitudes, illustrant en cela parfaitement la communication malhonnête de l'administration.

En effet, comme indiqué précédemment, la proximité entre citoyens et services ne sera nullement renforcée, bien au contraire, puisque ce transfert d'emplois n'empêchera pas la suppression en 2021 d'encore une dizaine de postes d'agents qui sont vraiment « au service direct » des contribuables et des collectivités de notre département.

Le CHS-CT de rentrée initialement convoqué le 14 septembre s’est tenu le 21 septembre suite à notre boycott de la première convocation pour les raisons suivantes:

  • Absence de documents relatifs à certains points de l’ordre du jour : COVID 19, point sur l’immobilier...
  • Le président nous assure depuis le dé-confinement vouloir reprendre un dialogue social normal. Cependant, c’est le 2 ème CHS CT convoqué pour lequel il réduit arbitrairement la représentation syndicale (1 suppléant présent = 1 expert en moins et vice versa) au prétexte que dans le contexte COVID 19 nous sommes trop nombreux par rapport à la taille de la salle. Or dans cette même salle, il a organisé la réception des nouveauxagents avec au minimum trente personnes présentes. Nous ne sommes pas responsables de ce contexte et nous réitérons la demande de trouver une salle suffisamment spacieuse pour pouvoir accueillir tous les participants (tant ceux de la parité administrative que ceux de la parité syndicale) dont la présence est prévue dans le décret 82-453 et nécessaire au bon fonctionnement du dialogue social. De mémoire, hors contexte COVID, une salle avait été louée pour le show de présentation du NRP.Par ailleurs, le directeur décide unilatéralement de la date du CHS et refuse la demande de report présentée par une organisation syndicale,l’empêchant ainsi de siéger.
  • Nous avons donc finalement décidé de participer au CHSCT re-convoqué même si les réponses à nos questions ne nous ont pas satisfaits. Notre volonté, même contrariée, demeure de défendre les agents et leurs conditions de travail. pdfcr_chsct_21092020-2.pdf