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A la une de Sud Ouest édition Landes du 19 octobre 2020, le titre « Finances Publiques : 50 agents parisiens en renfort » est triplement inexact.
Tout d'abord, il ne s'agit pas de 50 agents, mais d'une quarantaine « d'emplois budgétaires » (voire moins) délocalisés de Paris et de Bordeaux vers Dax. Rien ne dit qu'autant d'agents demanderont à rejoindre ces emplois puisque les métiers proposés seront particulièrement monotones, répétitifs et dévalorisants (travail de saisie informatique à la chaîne...).
Ensuite, ces emplois ne viennent pas en renfort puisqu'ils ne seront pas affectés sur des missions au service des citoyens Landais. Ces services seront fermés au public, l'un travaillera pour la Gironde, l'autre pour toute la France...
Enfin, le titre indique que cette délocalisation se fera en 2021 alors que rien n'est prévu avant 2022 (comme indiqué d'ailleurs page 15).
Et si l'on se place du côté des conditions de travail, n'y a t'il pas une aberration à vouloir « entasser » des agents dans des locaux non extensibles ? A cause du Covid, il faut espacer les postes de travail, à cause des réformes, il faut les resserrer. Cherchez l'erreur...
Pour couronner le tout, l'article en page 15 est truffé d'inexactitudes, illustrant en cela parfaitement la communication malhonnête de l'administration.
En effet, comme indiqué précédemment, la proximité entre citoyens et services ne sera nullement renforcée, bien au contraire, puisque ce transfert d'emplois n'empêchera pas la suppression en 2021 d'encore une dizaine de postes d'agents qui sont vraiment « au service direct » des contribuables et des collectivités de notre département.
Le CHS-CT de rentrée initialement convoqué le 14 septembre s’est tenu le 21 septembre suite à notre boycott de la première convocation pour les raisons suivantes:
- Absence de documents relatifs à certains points de l’ordre du jour : COVID 19, point sur l’immobilier...
- Le président nous assure depuis le dé-confinement vouloir reprendre un dialogue social normal. Cependant, c’est le 2 ème CHS CT convoqué pour lequel il réduit arbitrairement la représentation syndicale (1 suppléant présent = 1 expert en moins et vice versa) au prétexte que dans le contexte COVID 19 nous sommes trop nombreux par rapport à la taille de la salle. Or dans cette même salle, il a organisé la réception des nouveauxagents avec au minimum trente personnes présentes. Nous ne sommes pas responsables de ce contexte et nous réitérons la demande de trouver une salle suffisamment spacieuse pour pouvoir accueillir tous les participants (tant ceux de la parité administrative que ceux de la parité syndicale) dont la présence est prévue dans le décret 82-453 et nécessaire au bon fonctionnement du dialogue social. De mémoire, hors contexte COVID, une salle avait été louée pour le show de présentation du NRP.Par ailleurs, le directeur décide unilatéralement de la date du CHS et refuse la demande de report présentée par une organisation syndicale,l’empêchant ainsi de siéger.
- Nous avons donc finalement décidé de participer au CHSCT re-convoqué même si les réponses à nos questions ne nous ont pas satisfaits. Notre volonté, même contrariée, demeure de défendre les agents et leurs conditions de travail.
cr_chsct_21092020-2.pdf
« Plus jamais ça ! Construisons ensemble le jour d’après ! »
L’Union syndicale Solidaires Landes, ATTAC Landes Côte sud, ATTAC Marsan, la FSU, la Confédération Paysanne et Droit Au Logement 40 ont décidé d’unir leurs forces militantes pour « faire la démonstration qu’il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et que ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables, à condition que les moyens politiques soient mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l’environnement. »
Face à l’impérieuse nécessité d’une rupture avec les politiques menées jusqu’à présent, nécessité dramatiquement rappelée par la situation sanitaire et économique actuelle, ces syndicats et associations citoyennes proposent une série de mesures concrètes pour répondre à la crise sanitaire et la crise économique qui suit, tout en posant les jalons d’un nouveau projet de société.
Ce plan de sortie de crise se décline en 34 mesures : Elles présentent les conditions pour une véritable sécurité sanitaire dans le respect des droits démocratiques, elles portent des revendications sociales, elles exigent un meilleur partage des richesses ainsi qu’une reconversion écologique de l’économie.
https://solidaires.org/IMG/pdf/le_plan_de_sortie_de_crise-2.pdf
Communiqué de l'intersyndicale DGFiP :
La crise sanitaire que nous traversons nous rappelle utilement la nécessité du service public en général et de l'administration des Finances publiques en particulier. Elle assure des missions souvent méconnues et pourtant essentielles au cœur du fonctionnement de l’État et des collectivités locales.
Pendant cette période inédite à plus d'un titre et aux conséquences lourdes en termes économiques et sociaux, les personnels de la DGFiP ont répondu présents. Ainsi, les trésoreries ont accompagné et soutenu les collectivités locales et établissements publics de santé (hôpitaux et Ephad). Les services de gestion des entreprises, renforcés par les agent·es dont l’activité était momentanément empêchée, ont participé au soutien des entreprises par une gestion réactive des remboursements de crédits de TVA et du fonds national de solidarité. Les services en lien avec les particuliers se sont démultipliés pour répondre, dans le cadre d'une campagne "impôt sur le revenu" en mode dégradé, aux nombreuses sollicitations des contribuables sur fond de retenue à la source. Toutes ces missions n’ont pu se faire que grâce à la mobilisation totale des missions transverses (informatique, service des ressources humaines...).
Bref, la DGFiP et ses personnels font partie des invisibles qui ont œuvré pour que l’État ne sombre pas et que les collectivités locales puissent agir dans le domaine économique, social et sanitaire.
Aujourd’hui les responsables politiques et administratifs ont réenclenché leurs projets de destruction du service public et de la DGFiP sans tirer aucun enseignement de cette crise inédite qui perdure.
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