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Dans une lettre ouverte aux parlementaires, 18 organisations syndicales, associatives et environnementales appellent à « mettre en place des mesures d’urgence et une politique de transformation en profondeur ».

Le 27 mars dernier, 18 organisations appelaient, dans une tribune commune, le gouvernement à préparer « le jour d’après » en considérant que la crise sanitaire mettait au jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques en France et dans le monde, tant en matière économique, sociale, qu’environnementale et démocratique.

Huit mois après, où en sommes-nous ?

Avec lucidité et sans résignation aucune, nous ne pouvons que constater qu’aucun enseignement n’a été tiré de la première phase de la Covid.

Nous sommes très loin du « Plus jamais ça » et d’un monde d’après qui serait si différent du monde d’avant. Partout les gouvernements ont continué à gérer ce qu’ils considéraient comme leurs priorités. La France ne fait malheureusement pas figure d’exception :

Dans le cadre des conférences audio avec le DDFIP en présence des représentants des différentes OS de la Direction, M. ANOULIES nous a fait les déclarations suivantes :

Etat sanitaire dans le département des Landes à la date du mardi 10/11/2020

Contrairement à ce qui est annoncé par le sinistre de la santé, notre département n’enregistre pas de baisse des cas positifs. Pour information, notre taux est de 340 cas pour 100 000 habitants ( 297 pour les 15-44 ans ).

L’ARS 40 évoque des situations sanitaires inquiétantes dans les EHPAD.

12 personnes se trouvent en réanimation dont 2 patients transférés depuis la Région Auvergne-Rhône Alpes, des craintes se font jour pour une recrudescence des cas pour les 4 semaines à venir.

En matière de dépistage, 8600 tests ont été réalisés sur une période de 8 jours.

Au niveau de la DGFIP ( au 12/11/2020 ), une “forte chute” des cas COVID a été enregistrée sur une semaine ( de 403 à 310 cas COVID avérés ).

48 339 collègues présents (51%), 17 389 en télétravail (18 %), 1 856 placés en ASA

(personnes fragiles, septaines et autres situations) auxquels il faut ajouter ceux en arrêt maladie et en congés annuels (environ 27 000 agents ).

Dans les Landes, on dénombrait sur 514 agents, 225 en présentiel (44 %), 96 en télétravail (19 %) et 186 absents.

A cela, il faut ajouter 2 septaines en cours et 10 cas COVID avérés.

Un CHS-CT d’urgence s’est tenu sur la demande des Organisations Syndicales suite aux annonces dugouvernement et du nouveau protocole sanitaire face à l’épidémie de la COVID 19.

En premier lieu, un point sur les effectifs au 03/11 a été présenté par le président du CHS-CT, tant auniveau DGFIP qu’au niveau DDFIP 40.Nous ne pouvons que souligner des discordances entre les services nationaux et les services locaux (jusqu’à69% de télétravailleurs en centrale pour 7% à la DDFIP des Landes !). Le président explique cettedifférence par le fait que la majorité du travail en centrale nécessite seulement l’utilisation de la messagerieaccessible sans le matériel spécifique de l’administration.

Au jour d’hier, la DDFIP des Landes comptait neuf cas positif à la COVID 19. Certains de nos collègues sontrevenus sur site et 18 cas contact sont avérés, selon les critères de la CPAM.

En effet, le traitement des cas contacts par la CPAM s’avère nébuleux, voir obscur, des fois oui, des foisnon, des fois peut être...

pdfcr_chsct_06112020.pdf

Monsieur,

La situation sanitaire de la DDFIP 40 se dégrade fortement jour après jour et elle est beaucoup plus alarmante qu’au printemps dernier, malgré les précautions prises.

Les cas se multiplient sur l’ensemble de la DDFIP, des clusters apparaissent dans plusieurs services et tout porte à croire que cela risque malheureusement d’empirer.

Dans cette crise sanitaire on ne peut que déplorer l’attitude laxiste de l’ARS qui, en parfait relais du gouvernement, ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger sérieusement les salariés.

Afin d’éviter des risques de contamination beaucoup plus importants dans les services SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES exige a minima :

  • Le renforcement du ménage quotidien,
  • La désinfection des locaux dès qu’un cas est suspecté,
  • Le dépistage systématique et massif de l’ensemble des agents des services touchés, avec isolement et placement en ASA dans l’attente des résultats, ce qui permettrait aussi d’identifier les cas asymptomatiques,
  • L'avis du médecin de prévention avant le retour dans son service d'un agent ayant été positif ,
  • L’arrêt de propos délétères qui mettent en cause la responsabilité des agents dans la circulation du virus,
  • Une meilleure réactivité de la Direction pour équiper en moyen de télétravailler tous les agents qui le demandent,
  • La communication aux représentants au CHS-CT de tout nouveau cas et des mesures prises en conséquence,
  • La publication de la note relative aux pauses accordées aux agents travaillant en open space ou en bureau collectif,

En tout état de cause SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES soutiendra tous les agents qui exerceraient leur droit de retrait légitime.

En tant qu’employeur, nous vous demandons de mettre en œuvre de manière urgente ces dispositions, car vous avez la responsabilité de la santé de tous les agents de la direction et du département.

Bien cordialement,

Le 12 novembre 2020