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Le directeur nous a rendu compte de ses audio conférences de lundi :

  • Conférence avec le DG

61 postes comptables sont fermés temporairement du fait de cas avérés de COVID-19.

Les taux de présence des agents sur site vont de 17% à 31%. Dans les Landes, nous sommes à 26%. Le DG est satisfait, les agents sont mobilisés… No comment.

Le préfet des Hauts de Seine aurait souhaité un taux de présence sur site de 5 % pour tous les services de l’état… Enfin un qui a compris le mot « confinement »…

  • Conférence avec l’Agence Régionale de Santé et le Conseil Départemental

Au niveau de la Région Nouvelle Aquitaine : + de 100 nouveaux cas par jour. Mais ce chiffre est sous-évalué, compte tenu du fait que seuls sont comptabilisés les cas détectés.

La loi de finances rectificative a été votée pour faire face à une situation elle-même exceptionnelle. Le Président de la République a parlé à plusieurs reprises de « guerre », évoquant la nécessité d’un effort national et annonçant même des « décisions de rupture » à l’avenir. Mais pour l’heure, force est de constater que la justice fiscale et sociale attendra.

Les mesures de soutien à l’économie sont en cours d’application et du fait de cette crise, la France connaîtra cette année une récession estimée par la loi de finances rectificative à un point de produit intérieur brut (PIB). Les déficits publics plongeraient à 3,9 % du PIB. S’il faut endiguer la crise « coûte que coûte », encore faut-il que l’on évite à l’avenir de faire payer ce coût à la population par une nouvelle vague d’austérité budgétaire qui provoquerait des dégâts sociaux et économiques déjà durement éprouvés par les populations après la crise de 2008.

L’histoire a montré que des décisions exceptionnelles ont été prises face à une guerre (avec la création de l’impôt sur le revenu en France en 1914) ou une crise d’ampleur (avec le new deal aux États-Unis qui a vu croître fortement la progressivité du système fiscal). Mais ce type de mesure n’est pas prévu dans la période. Pourtant, sans affecter le pouvoir d’achat de l’immense majorité de nos concitoyens, il eut été possible d’instaurer par exemple, une contribution sur le patrimoine des plus aisés.

Le Bureau National du syndicat a dressé une liste de questions à la DG et au ministère au regard de la crise actuelle et de ses conséquences sur la vie des agents et des services.

Voici 2 liens vers les comptes rendus de réunions avec la DG et avec le ministère, ainsi qu'un tableau questions / réponses

L’audio conférence a été assez brève puisque le directeur n’avait pas de grandes modifications à nous signaler.

Néanmoins, il a annoncé quelques évolutions de portée nationale :

  • L’attestation professionnelle a encore changé. La nouvelle a été adressée aux agents, elle est valable jusqu’à la fin du confinement, à présenter avec une pièce d’identité ou carte professionnelle. Il ne faut plus remplir l’attestation dérogatoire pour se rendre au travail.
  • Les missions prioritaires évoluent :

- Mission contrôle fiscal : suspendue

- Compta : arrêtés hebdomadaires avec procédure particulière pour la semaine prochaine puisque c’est la fin de mois.

En local, le département est pour le moment relativement épargné, mais la grande vague va arriver. Deux cartons de masques en stock depuis le H1N1 ont été retrouvés. La DDFIP 40 en a fait don à l’hôpital LAYNE.

Hygiène et collègues malades :

Tous les sites ont été équipés de produits désinfectants : gels, lingettes, gants. Une nouvelle livraison est prévue.

L’état de santé de nos collègues déjà malades n’a pas empiré, mais un autre cas suspect est apparu à Dax. Les symptômes se sont déclarés le 19 mars, mais cette personne était absente du bureau depuis le 11. Donc, il ne devrait pas y avoir de problème de contamination.