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Deux jours après son arrivée en Lozère, le nouveau directeur départemental a reçu deux de vos représentants en audience.
Après un temps de présentations individuelles, nous l’avons interpellé sur les sujets suivants :
- les emplois ; selon le nouveau référentiel mis en œuvre, la DDFiP de la Lozère passerait de 171 emplois (Tagerfip/chaises) à 160 équivalents-temps-plein ;
- l’attractivité, les problèmes de recrutements, le caractère indispensable des contractuels, leur difficulté à rester en Lozère en cas de réussite à un concours ;
- la faiblesse des possibilités de promotions (de C en B, de B en A) la difficulté d’être admissible aux concours internes ;
- l’immobilier, l’application de la circulaire Borne du 8 février 2023 (16 m² de SUB par agent)
- les discours contradictoires sur les indicateurs de performance de la DDFiP48 ;
- les problèmes rencontrés par les agents d’un service de Mende en particulier ;
- les menaces sur l’hébergement du RIA ;
- le caractère indispensable de l’action sociale dans notre département ;
- le volontarisme remarquable et apprécié de la déléguée des services sociaux.
En conclusion, nous l’avons assuré de notre état d’esprit d’ouverture et de notre disponibilité pour le dialogue.
Le directeur nous a expliqué les raisons qui l’ont amené à choisir la Lozère après un parcours qui l’a conduit à exercer à la Martinique, dans les Hauts de Seine, et à la tête du bureau SPIB2C de la Centrale.
Il nous a affirmé que dans tous les débats relatifs aux suppressions d’emplois, les effets sur la plus petite direction de métropole étaient toujours analysés par la DG.
Sur les listes d’aptitude, il est convaincu que les candidats doivent bénéficier d’un accompagnement des RH afin de mettre toutes les chances de leur côté en adaptant leur parcours professionnel.
En ce qui concerne la circulaire Borne, il rappelle que le respect des 16 m² est indispensable à l’obtention des financements, mais qu’il est possible d’améliorer l’existant en particulier du point de vue de la sécurité.
Il nous a semblé volontariste pour aller plaider la cause de notre direction à la Centrale sur tous les sujets où cela s’avérera nécessaire.
Il partage notre constat sur la nécessité de l’action sociale et la préservation de la restauration collective pour les agents de la résidence de Mende.
Le nouveau directeur partira dès cette semaine à la rencontre des agents de tous les services. N’hésitez pas à lui faire part de toutes les problématiques auxquelles vous êtes confronté.e.s (en n’oubliant pas de nous en informer également).
Cette première rencontre s’est déroulée dans un climat détendu et qui laisse présager de bons auspices pour les futures rencontres.
Honneur à nos retraités
Grâce à l’intranet de notre direction, nous sommes informés des départs en retraite de nos collègues tout au long de l’année. Les quelques lignes qui leur sont consacrées sont souvent bien maigres et, sauf exception, très neutres et impersonnelles… tout le contraire des « pavés » mis en ligne à chaque départ de DDFiP, même lorsqu’ils ou elles ne sont resté·e·s que durant les trois années et quelques habituelles.
Il nous semble donc légitime, pour rétablir un certain équilibre, de remercier ici tous ces collègues qui, pour certains, ont œuvré pendant plusieurs décennies en Lozère à nos côtés, qui ont accueilli et formé les nouveaux arrivants, y compris des chefs de service qui n’ont fait que passer, qui ont vu leurs collègues partis en mutation ou en retraite, non-remplacés pour cause de suppressions d’emplois.
Et hop : Moins onze emplois !
Actuellement les emplois sont essentiellement gérés par l’utilisation du TAGERFIP (tableau des emplois qui reprend pour chaque service le nombre de postes implantés par catégorie) et la MAGERFIP qui permet de faire évoluer la répartition des emplois dans le réseau en prenant en compte les transferts de mission, les redéploiements vers des missions prioritaires etc.
Ce qui va être mis en place à compter du 01/01/2026 est une nouvelle méthode qui va permettre de raisonner non plus en emplois effectifs ou « chaises », mais en ETP (Equivalents Temps Plein), c’est-à-dire en prenant en compte les temps partiels dans le décompte des agents affectés, avec un plafond global annuel à respecter par direction.
Cette réforme est clairement un moyen de gérer la pénurie en faisant artificiellement disparaître des vacances de poste, beaucoup trop visibles avec le système actuel.
Concrètement, pour la Lozère, ce tour de passe-passe nous ferait perdre 11 emplois !!!
Le message publié sur Ulysse 48 à l’occasion du départ de notre directrice a interpelé bon nombre de nos collègues.
Hormis le fait qu’elle parte au terme de 3 ans et 3 mois d’exercice en Lozère, qui semble être juste un peu plus que le tarif moyen, ses remerciements nous semblent très ciblés.
Cela fait certainement partie du protocole de remercier les agents le jour de son départ, mais nous aurions peut-être apprécié que notre « détermination et notre très haut niveau de professionnalisme, notamment dans les moments les plus difficiles, humainement et/ou dans l’évolution de nos missions » soient mieux reconnus tout au long de ces trois années, ce qui n’a pas toujours été le cas.
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