Actualités

1/ Présentation du rapport d’activité du service social pour l’année 2024

Le service social des personnels est à la disposition de tout agent·e qui rencontre des difficultés dans sa vie personnelle, familiale et/ou professionnelle.

En cas d’absence de l’assistant social, la continuité du service est assurée par ses collègues des autres départements.

Il intervient pour les actives et actifs (titulaires, stagiaires ou contractuels) et les retraité·es des Ministères des Finances. En 2024, 53 agent·es ont sollicité notre assistant, dont une majorité de femmes actives.

Les demandes d’aides pécuniaires découlent directement de la hausse de la précarité et de la baisse du pouvoir d’achat. De fait, logiquement, les actives et actifs C et les retraité·es représentent la plus grande part des demandes.

L’assistant social peut également accompagner les agent·es confronté·es à des violences intrafamiliales et les orienter vers des organismes à compétences spécifiques.

Dépenses énergétiques, coût de santé, frais d’entretien des véhicules, plus généralement coût de la vie en constante augmentation, pèsent lourdement sur les budgets des agent·es et de leurs familles dont les salaires ne suffisent plus.

Pour Solidaires Finances Publiques, il est grand temps pour notre Administration d’augmenter le point d’indice des agent·es et de leur permettre d’accéder à un niveau de vie décent.

 

2/ Point sur le Crédit d’Actions Locales (C.A.L.) 2025

Le CAL a déjà permis de financer la sortie « retraité·es » dans les Monts d’Arrée ainsi que la sortie « actives et actifs » à Belle-Ile-en-Mer.

L’Arbre de Noël aura lieu cette année le 10 décembre 2025 à Locminé. Les lutins de Noël vous attendront pour un bon moment convivial et festif avec au programme cette année le spectacle de magie burlesque « Amazing Georges », un goûter et diverses activités.

L’arbre de Noël est un incontournable de l’action sociale. Il correspond à 61 % du budget local 2025 ; ce dernier ayant subi une baisse drastique de 4 332 € par rapport à 2024, soit -14 %.

Le solde de notre budget local reste encore indéfini. Bien que certainement très faible, il sera utilisé pour des actions en faveur des enfants.

Le contexte politique actuel ne permet pas d’envisager l’adoption, sans heurts ni prolongation, de la loi de finance 2026. De ce fait, le montant du budget de l’action sociale pour 2026 reste incertain. Toutefois, si cela reste possible, la délégation essayera de maintenir une sortie pour les actives et actifs, pour les retraité·es, et l’arbre de Noël.

 

3/ Fonds d’Innovation Local 2025

L’Action sociale de la région Bretagne a obtenu une dotation supplémentaire qui a permis d’organiser des conférences sur la diététique, et d’aider à financer des consultations chez des professionnels de la nutrition. 

Les conférences se sont tenues à Auray, Pontivy et à Vannes (Direction), et n’ont pas rencontré le public attendu. Les agent·es ayant eu des consultations nutrition auprès de professionnels ont pu demander une prise en charge sous forme de bon d’achat de 30 €.

Rappelons que le FIL est un budget alloué occasionnellement suite à propositions d’actions des délégations. Pour Solidaires Finances Publiques, ce système d’appel à projet ne correspond pas aux besoins réels de l’action sociale. Il serait préférable d’affecter directement les budgets aux délégations.

Pour Solidaires Finances Publiques, l’action sociale n’est ni un confort ni un luxe, c’est une nécessité absolue dans le contexte économique et social actuel. C’est l’un des derniers bastions de solidarité et de lien entre les personnels des différents ministères. Les prestations doivent être consolidées afin de mieux répondre aux besoins des agents actifs, pensionnés et de leur famille.

En propos introductif de cette instance, Solidaires Finances Publiques a lu la déclaration liminaire ci-dessous :

 

« Monsieur le président,

Ce CSAL se déroule dans un contexte de crise de régime inédite. Un gouvernement à peine nommé et d’ores et déjà démissionnaire suite au retrait du premier ministre, moins de 30 jours après sa nomination. Du jamais vu sous la Vème République. Comme le disait Beaumarchais, « Il faut sans doute se presser d’en rire, de peur d’être obligé d’en pleurer ! ».

Cette situation inédite révèle avant tout une crise démocratique de grande ampleur où depuis sa tour d’ivoire, rien d’autre ne compte pour le Président en fin de règne, que de conserver le pouvoir « Quoiqu’il en coûte », au détriment de nos institutions, au détriment de la majorité de la population et ce en renforçant sans cesse l’extrême-droite.

Cette crise politique et démocratique s’accompagne d’une crise sociale et écologique. En juillet dernier, l’INSEE a démontré, que la pauvreté dans notre pays n’a jamais été aussi importante depuis 30 ans. Elle touche aujourd’hui, 1 personne sur 6. Ainsi, 10 millions de personnes vivent en dessous de 1288 € par mois. Sur les huit premiers mois de l'année 2025, la hausse du nombre de dépôts de dossiers de surendettement s'établit à 6,7 % par rapport aux huit premiers mois de 2024.

Cette situation est due aux politiques menées depuis des décennies et qui ont été amplifiées depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron. Depuis 2017, budget après budget, le Président et ses gouvernements successifs n’ont eu de cesse de mener une politique en faveur des ultra-riches et du grand patronat. Grâce aux politiques fiscales mises en place, ces derniers ont vu leur richesse progresser de façon indécente (+ 400 % pour les 5 familles les plus riches) alors que les salaires n’ont progressé que de 8 % en 6 ans. Jamais l’écart de richesses n’a été aussi important.

En cette rentrée, la justice fiscale et la taxation des plus riches est au cœur des revendications du mouvement social et est plébiscité par la majorité de la population. Selon un sondage, 86 % des personnes interrogées sont favorables à la taxe Zucman par exemple, qui pour Solidaires Finances Publiques serait le minimum syndical afin de tendre vers la justice fiscale.

En propos introductif, une déclaration liminaire intersyndicale a été lue pour rappeler au nouveau Président de l’instance l’attachement qu’ont les organisations syndicales aux règles encadrant le fonctionnement des instances et du dialogue social, suite au refus de la Direction d’inscrire plusieurs points demandés à l’ordre du jour de cette Formation Spécialisée.

Après une heure de discussion, nous avons obtenu que le point sur la réforme des PCE soit abordé, qu’une instance spécifique se tienne sur la prévention des risques suicidaires dans notre administration, que nous évoquions le dispositif des départs en retraites progressives dans le département, et qu’un groupe de travail ait lieu sur le dialogue social dans le Morbihan.

Cet échange a été l’occasion de rappeler à la Direction que même si elle n’a pas d’informations à nous transmettre sur certains points, nous avons de notre côté des remontées d’agent·es et des revendicatifs à faire entendre en amont.

 

1. Budget :

La queue de budget a été validée par l’ensemble des organisations syndicales.

Cependant, Solidaires Finances Publiques a rappelé au sujet de la « sensibilisation innovante » que les réserves émises lors de la Formation Spécialisée de juin n’avait pas été levées, et qu’aucune garantie n’était apportée sur le contenu définitif des sensibilisations proposées.

De même, l’avis du médecin du travail n’a pas été rendu sur ce dispositif.

Les réserves émises par Solidaires Finances Publiques il y a 4 mois, partagées par la Direction, sont donc toujours d’actualité.