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Les vacances sont terminées pour nombre d'entre nous, et dans quelques services, les chef·fes ont annoncé par message ou oralement, que le rythme du télétravail reprenait à un rythme accepté dans ces services, et que le dispositif exceptionnel pour permettre de réduire le nombre de déplacements, n'était plus d'actualité dés le 1er septembre.

Solidaires Finances Publiques a contacté la direction dés mi-août, pour demander la maintien de ce dispositif puisque le prix des carburants ne semble pas près de revenir à un niveau déjà trop élevé pour des agent·es dont la rémunération stagne alors que l'inflation galope.

Relancée hier, la direction a répondu avoir adressé ce message aux chef·fes de service :

je vous informe qu'à ce jour les dispositions se rapportant à la mise en oeuvre du télétravail en raison du prix élevé des carburants restent d'actualité.

A ce titre, comme mentionné précédemment, les chefs de service sont amenés à examiner les organisations de travail afin d'identifier les possibilités d'augmentation individualisée du recours au télétravail.
A condition qu'elle soit compatible avec les nécessités de service et qu'elle ne porte pas atteinte à la continuité du service public, cette adaptation sera privilégiée pour les agents dont le trajet domicile-travail se réalise impérativement en voiture personnelle.  Les décisions prises devront reposer sur des critères objectifs liés aux contraintes de déplacement (modalités de transport et distance entre domicile et travail).

Dans tous les cas, l'augmentation temporaire de la quotité de télétravail ne permet pas de dépasser 3 jours de télétravail par semaine pour un agent à temps plein (plafond à adapter selon la quotité de travail), ce plafond pouvant être apprécié sur une base mensuelle.
Par ailleurs, les agents sont invités à recourir au covoiturage chaque fois que possible.

Solidaires Finances Publiques rappelle que le télétravail est une organisation du travail et que télétravailler c'est travailler. La défiance de certain·es chef·fes de service à l'égard du télétravail dénote d'un manque de confiance inadmissible dans la capacité de travail des agent·es.

Si vous rencontrez des difficultés pour obtenir du télétravail, ou une modification de la quotité de télétravail, contactez-nous !

Et bien entendu, pour manifester votre mécontentement et interpeller les dirigeant·es politiques sur notre pouvoir d'achat, tous et toutes en grève et en manifestation avec toute la fonction publique le 29 septembre !

 

Depuis la confirmation par la DGFiP des fuites de données au sein de notre administration, les réactions publiques sont très nombreuses.

Pour Solidaires Finances Publiques, la crise actuelle mérite mieux que des cris et des promesses démagogiques, d’autant plus lorsqu’elles émanent de celles et ceux qui ont largement participé à cette situation en votant, sans discontinuer, la baisse des budgets, depuis des décennies, au nom de la sacro-sainte réduction des dépenses publiques, et/ou qui n’ont de cesse de développer des discours anti-fonctionnaires.

Solidaires Finances Publiques se refuse à rejoindre la meute et à chercher des responsabilités individuelles.

Même s’il est évident que le risque zéro n’existe pas, le plus gros problème c’est : pourquoi les cybercriminels arrivent-ils à avoir le temps d’extraire autant de données sans être rapidement découverts ?

Une des raisons premières est la « dette technique » de la DGFiP. C’est-à-dire l’ancienneté de certaines briques de notre système d’information et de nos modèles de sécurité, dette qui avait été montrée du doigt par la Cour des comptes et l’Inspection générale des Finances. Mais cela est également dû à la politique du toujours plus de numérique, de données, d’interconnexions et d’accès distants, sans que les ressources allouées à la sécurité soient suffisantes. Ce sont les résultats de politiques qui nous privent de moyens humains, techniques et financiers.

La cyberattaque de la DGFiP doit être l’occasion d’ouvrir un débat national sur le développement du numérique et la sécurité des données, de l’État en premier lieu, mais aussi au-delà. La rupture de confiance des citoyennes et citoyens envers l’État, ses agentes et agents et leurs missions, est aujourd’hui profonde. Elle a un impact significatif sur le consentement à l’impôt, principe démocratique fondamental. Nous le constatons malheureusement d’ores et déjà dans nos services.

Chaque agent·e a la possibilité d’inscrire dans le registre santé et sécurité au travail les observations et les suggestions qu’il·elle juge opportun de formuler dans le domaine de la prévention des risques professionnels et de l’amélioration des conditions de travail.

Où trouver ce registre :
A la DDFiP62, le registre est dématérialisé et devrait être accessible à l’ensemble des collègues via Ulysse 62.
Or depuis plusieurs mois, le lien pour accéder au registre est régulièrement inaccessible.

Solidaires Finances Publiques 62 conseille donc aux collègues voulant annoter le registre santé et sécurité au travail, d’envoyer un mail à l’assistante de prévention et copie à notre directeur local.

En effet, rappelons à M Leleu, que l’article 3-2 du décret 82-453 du 28 mai 1982 prévoit, dans chaque service, quels que soient ses effectifs, la mise en place d’un registre de santé et sécurité, facilement accessible au personnel durant leurs horaires de travail et dont la localisation doit être portée à leur connaissance par tous moyens.

Face au dérèglement climatique et aux incendies : Solidaires Finances Publiques 62 aux côtés des agent·es et en lutte pour l'avenir

Solidaires Finances Publiques 62 apporte tout son soutien aux collègues ainsi qu’à l’ensemble des citoyen·nes touché·es par les récents incendies. Au-delà du drame humain, c'est toute notre biodiversité qui se retrouve meurtrie : des forêts calcinées, une végétation détruite et des écosystèmes en danger.

Ces catastrophes environnementales, directement liées au dérèglement climatique, sont amenées à se multiplier dans les années à venir. Nos paysages, nos terres, notre biodiversité, nos ressources et nos vies sont directement menacés.

C'est pourquoi Solidaires Finances Publiques 62 soutient et appelle à rejoindre activement toutes les luttes contre les projets écocidaires.

Et la DGFiP dans tout cela ?

En tant qu'employeur, l'administration a le devoir absolu de garantir la santé et la sécurité de ses agent·es.

Face à cette crise inédite, la Directrice générale Amélie Verdier a affirmé la mobilisation de la DGFiP pour soutenir les équipes et prendre en compte chaque situation individuelle :

  • Prise en charge : Octroi d'Autorisations Spéciales d'Absence (ASA) exceptionnelles pour les collègues impacté·es.
  • Protection sanitaire : Mise à disposition de masques FFP2.
  • Organisation du travail : Télétravail exceptionnel (y compris hors du domicile habituel) en raison des dégradations de la qualité de l'air ou des restrictions de transport.

Nos revendications : passer de la gestion de crise à une vraie bifurcation

Si ces mesures d'urgence sont nécessaires, elles restent insuffisantes face à la répétition annoncée de ces crises. Depuis les inondations de fin 2023 dans le Pas-de-Calais, notre section syndicale exige des réponses pérennes pour chaque catastrophe climatique :

  • Le déclenchement automatique d'un Plan de Continuité d'Activité (PCA).
  • La création d'une cellule de crise locale, intégrant systématiquement les organisations syndicales.
  • L'octroi d'ASA pour toutes les personnes touchées.
  • Un véritable soutien psychologique de proximité : Nous dénonçons l'impossibilité récente d'utiliser les crédits de la Formation Spécialisée (FS) pour financer des consultations psychologiques locales. La simple plateforme d'écoute nationale mise en avant par le Secrétariat Général ne suffit pas : nous exigeons des rendez-vous physiques avec des professionnels locaux.
  • Une solidarité financière accrue : La possibilité de mobiliser une partie du budget de l'Action Sociale pour venir directement en aide aux victimes sinistrées.

Il ne suffit plus d'adapter la DGFiP à la marge : il est urgent que notre administration engage une véritable bifurcation écologique.

Et demain ?

Comme à chaque crise, les agent·es des Finances Publiques répondront présent·es. Elles et ils seront là pour accueillir et guider les usager·ères (notamment pour reconstituer les documents administratifs perdus), accompagner les entreprises et collectivités, et déployer les aides d'urgence.

Demain, ensemble, rappelons avec force au gouvernement que notre présence et nos missions de service public sont indispensables.

Pour la justice fiscale,pour la justice sociale, pour la justice environnementale : SOYONS ÉCO-FURIEUX·SES !

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Mégafeux partout : la justice fiscale, sociale et environnementale plus qu'une urgence !

communiqué de presse de notre Union Syndicale Solidaires

pdfLa planète brûle et les pyromanes gouvernent