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Les fortes chaleurs qui touchent actuellement la Gironde rendent les conditions de travail particulièrement difficiles dans de nombreux services de la DRFiP 33.
Depuis plusieurs jours, les collègues signalent des températures excessives dans certains bureaux, des locaux mal ventilés, des équipements insuffisants et des conditions de travail qui se dégradent fortement au fil de la journée.
Des problèmes liés aux fortes chaleurs ont déjà été signalés sur plusieurs sites de la DRFiP 33, notamment à Cenon, Bordeaux ou encore Langon.
Ces situations ne sont donc ni isolées ni nouvelles. Elles illustrent au contraire les difficultés croissantes rencontrées par les agents dans des bâtiments souvent mal adaptés aux épisodes de chaleur qui se multiplient.
Cette situation n’est pas acceptable.
L’exposition prolongée à la chaleur peut avoir des conséquences importantes sur la santé :
- fatigue ;
- déshydratation ;
- maux de tête ;
- troubles de la concentration ;
- malaises ;
- aggravation de certaines pathologies.
L’INRS rappelle qu’une vigilance particulière doit être mise en place dès 30°C pour une activité de bureau.
Même si aucune température maximale n’est fixée dans les bureaux, l’administration a l’obligation de protéger la santé et la sécurité des agents.
Le Code du travail impose de maintenir des conditions de travail adaptées, notamment en période de fortes chaleurs.
Le décret du 27 mai 2025 renforce certaines mesures de prévention pendant les épisodes de canicule :
- adaptation des horaires ;
- pauses supplémentaires ;
- accès à l’eau fraîche ;
- aménagement de l’organisation du travail.
Mais ces mesures restent insuffisantes face à l’état de nombreux bâtiments et à la multiplication des épisodes de chaleur.
Certaines préconisations du Secrétariat général apparaissent d’ailleurs totalement déconnectées de la réalité des locaux de travail.
Ainsi, recommander « d’ouvrir les fenêtres tôt pour aérer les locaux » peut difficilement être pris au sérieux dans des bâtiments comme la Cité administrative, où les fenêtres sont condamnées et ne peuvent tout simplement pas être ouvertes.
Les agents ne peuvent pas être les victimes de choix immobiliers et budgétaires qui aggravent aujourd’hui les effets des fortes chaleurs dans les services.
Il n’est aucunement question de remettre en cause le travail de la BLI, bien au contraire. Ce service tente, avec souvent peu de moyens et des marges de manœuvre limitées, d’apporter des réponses aux difficultés rencontrées par les agents. Mais les problèmes récurrents de chaleur dans plusieurs bâtiments montrent aujourd’hui les limites d’une gestion au cas par cas et l’urgence de décisions plus ambitieuses au niveau de la Direction.
Nous exigeons des mesures immédiates :
- mise à disposition d’eau fraîche dans tous les services ;
- équipements de ventilation efficaces ;
- accès à des espaces rafraîchis ;
- adaptation des horaires et des pauses ;
- prise en compte des agents les plus fragiles ;
- accès facilité au télétravail exceptionnel lors des épisodes de fortes chaleurs.
D'ailleurs Solidaires Finances Publiques 33 conteste la position de la DRFIP33 de demander aux agents d'utiliser des jours de télétravails ponctuels et non des jours de télétravails exceptionnels.
Il y a quelques semaines, la Direction demandait aux responsables de service de faciliter l’octroi de journées de télétravail aux agents travaillant loin, en raison du coût du carburant.
N’oublions pas que les fortes chaleurs augmentent elles aussi la consommation de carburant, notamment avec l’usage de la climatisation et des conditions de circulation plus difficiles.
Alors pourquoi refuser aujourd’hui un peu de souplesse sur le télétravail exceptionnel, alors qu’il s’agit à la fois de protéger la santé des agents… et leur portefeuille ?
Nous rappelons également que chaque agent peut utiliser le registre santé et sécurité au travail (ERSST) afin de signaler toute situation de travail dégradée liée à la chaleur. Ces signalements permettent de laisser une trace écrite et obligent l’administration à répondre.
Nous invitons tous les agents rencontrant des difficultés liées aux fortes chaleurs (températures excessives, absence de ventilation, malaise, conditions de travail dégradées…) à nous contacter sans hésiter.
Aucun signalement n’est anodin. Il est important de faire remonter chaque situation afin d’obtenir des réponses rapides de l’administration et de défendre la santé et les conditions de travail des agents.
La santé des agents ne doit jamais être sacrifiée.
ALAN a informé ses assurés qu’un de ses partenaires techniques, Almerys, a récemment subi une cyberattaque ayant entraîné une fuite de données concernant l’ensemble de ses clients, dont les adhérents ALAN.
Face à l’explosion du prix des carburants, le ministère a publié le 5 mai une circulaire demandant aux directions de revoir rapidement l’organisation du travail afin de permettre davantage de télétravail quand les missions le permettent.
Le message ministériel était pourtant clair :
- réexaminer les organisations de travail ;
- faciliter l’augmentation du télétravail ;
- donner la priorité aux agents contraints d’utiliser leur voiture pour venir travailler ;
- utiliser pleinement les marges de souplesse prévues par les textes.
Les attaques contre les libertés de manifester ne passeront pas !
Le 1er mai 2026, en allant vers la manifestation intersyndicale girondine, un militant de Solidaires 33 (SUD éducation 33) a été interpelé par la police et a passé plus de 9h en garde à vue pour possession de fumigènes et d’un mat de drapeau télescopique.
Cette interpellation n'a rien d'anodin. Elle s'inscrit dans une stratégie de répression assumée et constitue une tentative d’intimidation inacceptable. Cette arrestation a été justifiée par un arrêté préfectoral pris la veille de la manifestation sans que les organisateurs en soient prévenus. L’arrêté définit un périmètre large d’objets pouvant être considérés comme une arme et décrit sans rapport avec la réalité, un « contexte de tension exacerbée » entre « radicaux d’ultra-gauche et ultra-droites » pouvant générer des mouvements de panique. Et pour l’illustrer, il indique que lors de manifestations antérieures des « drapeaux de partis politiques (organisations nommés) ont été brandis ».
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