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Bayrou vient de présenter son budget pour 2026. Pour l’Union syndicale Solidaires, les mesures annoncées sont inacceptables. Une fois encore, les grandes entreprises et les plus riches sont épargnés par les mesures d’austérité. Ce sont encore les populations les plus pauvres et les plus précaires qui vont payer l’addition, alors que d’autres choix sont possibles. 

Depuis des semaines, le Premier ministre ânonnait le chiffre de 40 milliards d’euros d’économies à réaliser sans qu’aucun fondement sérieux ne vienne l’appuyer. Un chiffre dogmatique dont l’objectif était de préparer les esprits à une attaque massive contre nos droits sociaux. Les annonces de ce jour viennent confirmer nos craintes et font grimper la saignée à 43,8 milliards pour 2026.

La réduction du déficit et la course aux économies vont lourdement peser sur la population, en particulier les plus pauvres et précaires. Le gel des minimas sociaux et des retraites, mais aussi les attaques contre les droits sociaux comme l’assurance maladie ou le chômage sont autant de mesures que nous devons combattre. Elles ne feront qu’aggraver les inégalités et pousser toujours plus de personnes à renoncer aux soins, faisant aussi la part belle aux mutuelles et assurances privées. 

Le démantèlement des services publics va se poursuivre : 3000 suppressions de postes et un tiers des départs non remplacés dans la fonction publique, mais aussi la poursuite du gel des rémunérations. Les conséquences sont connues, le service rendu aux usager·es continuera à se dégrader comme les conditions de travail des agent·es de la Fonction publique. 

Suppressions de 2 jours fériés, gel du barème des impôts - qui va mécaniquement se traduire par plus d’impôts pour les plus bas revenus - désindexation des retraites… Ce budget et les différents projets annoncés constituent une véritable offensive contre les plus pauvres, les travailleurs et travailleuses, les retraité·es, et les chômeur·ses. Il ne répond à aucune urgence sociale ou écologique et renforce l’extrême droite. 

En revanche, il n’est toujours pas question d’augmenter les impôts des plus riches ni de toucher aux aides publiques aux entreprises - 211 milliards d’aides en 2023 alors que les grandes fortunes explosent. Pourtant, la dette publique est creusée par les cadeaux fiscaux dont ils et elles ont bénéficié sans aucune condition sociale ni écologique. S’il y a un “accroc à la dépense publique”, c’est bien le patronat. Seule nouvelle dépense : les milliards pour le budget de la Défense annoncés par Macron qui agite les peurs pour empêcher le débat démocratique. 

Pour L’Union syndicale Solidaires il est urgent de choisir une autre voie :

  • revenir sur la baisse des impôts de production et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (20 milliards d’euros de recettes estimées)
  • rétablir l’ISF (4,5 milliards d’euros de recettes estimées)
  • imposer les revenus financiers au barème progressif de l’impôt sur le revenu et créer de nouvelles tranches pour un impôt vraiment progressif,
  • supprimer les exonérations de cotisations qui coûtent cher au budget de l'État, détruisent la protection sociale et tirent les salaires vers le bas (80 milliards d’économies).
  • taxer les rachats d’action de manière conséquente et les superprofits (20 milliards de recettes estimées)
  • investir dans les services publics et la bifurcation écologique.

Face à l’austérité, nous portons l’exigence d’un autre budget, au service d’une société plus juste, plus solidaire et plus écologique. Solidaires fera campagne pour lutter pied à pied pour un budget qui améliore la vie de toutes et tous.

Nous appelons à construire dès à présent les mobilisations à même de nous faire gagner. Il n’est pas question d’accepter ces régressions.

Pas d’économies sur nos vies !

Solidaires Finances et l’ensemble des organisations syndicales ne sont en aucun cas responsables du choix de l’opérateur. C’est de la seule responsabilité du ministère qui semble avoir pris pour argent comptant tous les engagements d’Alan pour remporter le marché.

Pour Solidaires Finances, ces engagements devront être réellement mis en place et sur cela nous ne lâcherons ni cet opérateur, ni notre ministère !

Nous exigeons que le ministère dénonce le contrat dès que possible, et nous appuierons la démonstration de son inadéquation aux besoins.

L’accord : notre rempart !

Solidaires Finances considère également que, face à un tel opérateur, notre seul rempart est l’accord sur la protection sociale complémentaire qui a été signé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives du ministère.

Lors des deux années de négociations, notre objectif a été d’obtenir la meilleure couverture pour l’ensemble des agentes et agents, actifs ou retraités et nous y sommes arrivés tout en conservant le couplage santé/prévoyance (seul ministère à l’avoir obtenu !).

Solidaires Finances a réalisé un comparateur des remboursements de soins, avant/après et entre les ministères, pour montrer les améliorations obtenues dans l’accord que le ministère a signé le 21 juin 2024. Quel que soit l’opérateur, c’est cet accord qui doit être respecté ! C’est lui que nous défendrons à la virgule près !

Continuer d’agir par tous les moyens !

Solidaires Finances a décidé de participer au recours juridique que les syndicats peuvent désormais intenter après l’échec de celui de la MGEFI.

Nous allons aussi continuer nos tournées d’heures d’informations, les diffusions de documents et d’informations pour décortiquer la PSC et recenser toutes les difficultés ou dysfonctionnements d’Alan, pour les dénoncer en commission paritaire et obtenir du ministère qu’il choisisse au plus vite un autre opérateur.

Solidaires Finances continuera à défendre l’intérêt général de tous les agent·es du ministère malgré ce choix du pire !

Le combat ne fait que commencer face à ALAN !

 

HMI le 3 juillet au SGC de Grand-Quevilly, le 4 août à Seine Maritime Amende, le 11 août au PNCD ainsi qu'au Centre des Finances de Dieppe

La DRFIP 76 après de nombreuses demandes des OS nous a enfin transmis la liste des postes restés vacants après le mouvement de mutation des cadres A :

- Division SPL.
- SIP de Rouen.
- PED.
- SGC Maromme Deville.
- PCRP.
- Assistant de prévention.
- Division CF.
- SIP Elbeuf
.
- SGC Neufchatel - Gournay en Bray - Antenne Gournay
- Centre de contact

Vous pouvez nous contacter si vous avez demandé un de ces postes.

N'hésitez pas à nous transmettre sur l'adresse mail ci-dessous votre ressenti par rapport à cette première vague de mutation au fil de l'eau des cadres A.

 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La DRFIP 76 vient d'indiquer :

La Seine-Maritime, pour les journées d'aujourd'hui et demain, reste en vigilance verte, le département n'est pas placé à cette heure en vigilance canicule.

Cela étant, compte-tenu des fortes chaleurs observées, les chefs de service peuvent augmenter le télétravail au sein de leur service, dans la limite de 3 jours par semaine, et en fonction des nécessités de service.

Pour information cette année, les obligations de l'employeur en matière de protection des agents contre les risques liés à la chaleur sont renforcées. Ainsi, le décret n°2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur complète le code du travail de nouvelles dispositions applicables aux administrations et agents publics, qui entrent en vigueur le 1er juillet 2025 et s'inscrivent dans le cadre du Plan National d'Adaptation au Changement Climatique.

Voici le lien vers le décret :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051676074