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Les banques HSBC et Crédit Agricole acceptent de payer respectivement 267 et 88 millions d’euros pour solder leur dossier de fraude fiscale ! Deux Conventions Judiciaires d’Intérêt Public (CJIP) en moins de 6 mois liées à des affaires de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale aggravée dans l’affaire dite des « Cum Cum », c’est beaucoup et beaucoup trop !

Beaucoup au regard des montants vertigineux annoncés et pourtant, bien en deçà de la réalité des sommes éludées et dues.

Beaucoup quand d’autres CJIP sur le même schéma de fraude semblent d’ores et déjà se profiler.

Beaucoup trop quand on veut faire de la lutte contre la fraude fiscale une priorité nationale.

Pour mémoire, en 2018, étaient révélées des pratiques d’évitement de l’impôt, appelées « Cum Cum ». Sous cette appellation se cachent différents schémas d’évasion fiscale colossaux entraînant 150 Mds d’euros de pertes de recettes fiscales pour plusieurs États européens, dont 33 Mds pour la France !
Ces pratiques consistent à contourner la taxation des dividendes avec la complicité des banques (qui se font rémunérer).

Présentée à l’origine comme une pratique légale d’optimisation fiscale, cette pratique a franchi depuis longtemps la ligne rouge et est devenue une véritable fraude systémique, comme le démontre clairement l’enquête menée par la Cellule Investigations de RadioFrance.

Mais ce sont bel et bien les contrôles fiscaux et autres enquêtes fiscales diligentés par la DGFiP et la ténacité des agents de l’administration fiscale qui ont permis la transmission des dossiers Cum Cum à l’Institution Judiciaire.

Mais, en concluant des CJIP, le Parquet National Financier permet à des établissements bancaires qui reconnaissent des pratiques illégales et intentionnelles de fraude d’échapper à des sanctions pénales et négocie avec eux des montants d’amende.

Pour rappel, la CJIP constitue un dispositif transactionnel, alternatif aux poursuites pénales et n’engendre aucune condamnation pénale.

Solidaires Finances Publiques ne partage pas cette conception de la justice fiscale. Solidaires Finances Publiques alerte sur l’effet dévastateur de cette pratique qui pèse lourdement sur l’équité fiscale et le consentement à l’impôt tout en diminuant l’effet dissuasif du contrôle fiscal et de l’administration fiscale.

Salut à toutes et tous.

Deux rendez-vous à ne pas manquer en ce début d'année. Entrée libre, café et galette offerts !

Pour tous les agents de la direction, place du champ de Mars à Bordeaux, avec l’autorisation du directeur pour participer à cette HMI-Galette du 22 janvier, à 13h30 :

HMI 22 janv 2026 direction

Puis le 27 janvier, toujours à 13h30, une HMI-Galette pour tous les agents de la rue de la Liberté à Bordeaux et des brigades extérieures, rendez-vous à Bordeaux, avec l’autorisation du directeur ; le lien pour accéder en visio à cette HMI est à retrouver en PJ dans le mail à tous les agents de ce mois de janvier.

HMI 27 janv 2026 Liberté

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Salut à toutes et tous

La direction générale souhaitait que la campagne de mutations ait lieu du 19 décembre au 9 janvier.

Ce qui aurait laissé un temps restreint aux collègues pour constituer leur dossier en cas de priorité ou tout simplement pour déposer leur demande de mutation en dehors de leurs congés de fin d'année.

Suite à la demande de Solidaires Finances Publiques ( https://solidairesfinancespubliques.org/actualite/7105-calendrier-du-mouvement-national-la-dg-impose-un-choix-scandaleux.html), la direction générale a accepté de décaler la période d'élaboration des vœux du 29 décembre au 16 janvier.

Voilà qui est bien plus raisonnable, et permettra aux agents, aux militants, ainsi qu'aux collègues des bureaux RH de gérer bien plus sereinement cette période si importante dans la vie des collègues.

Contacter vos élus nationaux : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Retrouvez le compte rendu du GT LDG ici.

 

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Salut à toutes et tous

Puisque les plateaux TV regorgent d’experts qui expliquent partout :

    • qu’il y a trop de fonctionnaires par rapport à la population,

    • que l’État serait un très mauvais élève au regard de ce qui se fait ailleurs,

    • que ça serait pour ça que la dette de l’État explose,

    • qu’il faudrait donc supprimer encore et encore des fonctionnaires de l’État,

Alors, nous avons posé la question aux IA pour connaître la réalité sur ces affirmations.

Questions :

  • Est-ce que la courbe du nombre de fonctionnaires de l’État suit celle de la démographie en France ?

  • Analyse avec les trois versants de la fonction publique.

  • Courbe en base 100 avec ces données et les effectifs du ministère des Finances et de la DGFIP.

 Voici les réponses, basées essentiellement sur les données brutes de l’INSEE et FIPECO (*) :

D’abord, le graphique de CHATGPT sur l’analyse de l’évolution des effectifs des trois versants de la Fonction Publique comparativement à l’évolution de la population :

Evolution comparée base 100 population fonctions publiques et DGFIP 1997 2023 CHATGPT0

Ce que montre ce graphique :

  • La population française augmente modérément sur la période (+ ≈ 14 %) entre 1997 et 2023.

  • En revanche les effectifs de la fonction publique (tous versants) progressent beaucoup plus vite — + ≈ 24 % sur la période.

  • De plus, la croissance n’est pas uniforme selon le versant : la fonction publique territoriale (FPT) et la fonction publique hospitalière (FPH) sont celles qui ont vu le plus fort accroissement (respectivement +46 % et +39 % de 1997 à 2023), tandis que la fonction publique d’État (FPE) a connu une hausse plus modeste (~ + 7 %).

  • La forte hausse de la FPT et de la FPH suggère des choix politiques et des besoins des services publics dans les collectivités locales et les hôpitaux ayant évolué plus rapidement que la population.

  • La FPE (État) restant beaucoup plus stable nuance l’idée d’une explosion uniforme des effectifs publics : la croissance est concentrée là où les services publics locaux ou hospitaliers se sont densifiés.

Si maintenant, on ajoute la situation des effectifs du ministère des Finances et de la DGFIP sur la période :