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Salut à toutes et tous.

Lors de la FS du 16 avril dernier, le directeur a informé vos représentants d’un changement important de méthode pour la fixation des objectifs à la Dircofi NA.

Depuis le début de leur mandat, vos élus n’ont cessé d’expliquer à la direction de la Dircofi NA que les objectifs inatteignables étaient une source majeure de RPS (risques psychosociaux), conduisant à un mal-être au travail, voire à des burn-out.

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De son côté, Solidaires finances Publiques n’a pas cessé d’alerter la Direction Générale sur le nombre grandissant de suicides et de tentatives de suicides à la DGFIP.

Il a fallu que le Bureau National contacte les médias au début de l’été 2025 pour que la DGFIP réagisse. Eh oui, une fois sorti dans la presse le nombre de 19 suicides et 21 tentatives de suicides à la DGFIP en 2025, la Direction Générale ne pouvait plus faire l’autruche.

La DG a donc élaboré un « Plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques suicidaires de la DGFIP 2025-2027 ».

Lors de la présentation de ce plan au niveau local, la direction nous a annoncé que, puisque les objectifs trop élevés sont une source de RPS, la méthode de fixation des objectifs allait profondément évoluer pour 2026 : ces objectifs seront maintenant déclinés à la Dircofi NA en tenant compte de la situation réelle de chaque service.

Pour rappel les années précédentes l’objectif assigné par la DG était intégralement décliné aux brigades, et en fin d’année la direction expliquait pourquoi il n’avait pas été atteint.

Ainsi, selon le directeur, il a d’abord été demandé à chaque chef de service de décliner les possibilités dont il pouvait disposer en 2026.

Ensuite, la direction en a déduit les objectifs qu’elle pouvait demander à chaque service. Lors de son dialogue de gestion, le directeur informera la DG par avance que l’objectif assigné ne pourrait pas être rempli, en expliquant pourquoi.

Vous trouverez tous les détails ici sur ce qui s’est dit dans cette FS :

pdfDes_avancées_inédites_sur_les_objectifs.pdf 

Dialogue social 1

Salut à toutes et tous,

Vous trouverez ci-après la déclaration liminaire et la motion que vos élus Solidaires Finances Publiques ont lu lors de la dernière FS d'avril 2026.

Comme vous le constaterez, nous avons été contraints de mettre la direction face à ses responsabilités, en particulier pour ce qui concerne le réaménagement prévu à la BEP ... et nous avons obtenu de réelles avancées, au sujet des objectifs en particulier.

Voir l’article à suivre …

Liminaire FS 16 04 2026 p1

Liminaire FS 16 04 2026 p2

 Motion FS 16 04 26 p1

 Motion FS 16 04 26 p2

20251031 1188 niche fiscale site illusSalut à toutes et tous.

Dans son rapport de décembre 2025 sur la lutte contre la fraude fiscale, la Cour des Comptes pointe qu’au regard des mesures déployées, les résultats du contrôle fiscal n’ont progressé que de 8 % depuis 2015.

Mais, rapportés aux recettes fiscales encaissées par la DGFiP qui connaissent une progression nette de 44 %, les résultats du contrôle fiscal ont diminué, passant de 4,3 % en 2015 à 2,8 % en 2024.

Cette baisse des résultats du contrôle fiscal survient alors que les effectifs du contrôle fiscal ont diminué de 19 % entre 2015 et 2024.

À ces constats, Solidaires Finances Publiques ajoutera les incessantes restructurations opérées et le changement de paradigme du contrôle fiscal qui se traduit concrètement par une diminution de 18,6 % des contrôles fiscaux externes et de 22 % des examens des situations fiscales des particuliers.

En conséquence, comme l'affiche pourtant la DGFIP, affirmer que les résultats du contrôle fiscal en 2025 s’inscrivent dans une trajectoire positive avec 17,1 Md€ de droits et pénalités notifiés à des particuliers ou à des entreprises relève d’un excès d’enthousiasme ou d’un déni de réalité.

Et c’est d’autant plus vrai lorsque les montants recouvrés accusent une stagnation inquiétante.

Pour Solidaires Finances Publiques, il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause le travail effectué par les agentes et agents de la DGFiP mais bel et bien de dénoncer le manque de moyens dédiés à la lutte contre la fraude fiscale.

La volonté acharnée de présenter un bilan positif à la DGFIP autorise désormais une présentation erronée des résultats et fait écrire que la contribution totale du contrôle fiscal enregistre une progression de 27 % par rapport à 2024.

Mais, depuis quand s’autorise-t-on à additionner les droits notifiés mais non recouvrés (qui ne sont donc pas en totalité des recettes) aux crédits d’impôts et de taxes non remboursés (qui sont de véritables « recettes » ou refus de dépenses pour l’État) ?!

Data mining et IA et programmation des contrôles :

Sans nul doute, en 2025, la part des contrôles fiscaux programmés par data-mining (IA) n’a cessé d’augmenter. Elle tient désormais une place prépondérante et passe pour les dossiers des professionnels de 50% à 52% des dossiers professionnels et de 40 % à 54,6 % pour les dossiers des particuliers, et voit ainsi, de manière mécanique mais très relative, ses résultats financiers augmenter.

Le rapport de la cour des comptes de décembre 2025 pointe le poids réduit dans les recettes fiscales des dossiers initiés à la suite d’un croisement de données et souligne que les rentrées fiscales des contrôles initiés par les agents sont 3 fois supérieures aux rentrées fiscales des dossiers issus du data mining.

Mais dans son bilan 2025 du contrôle fiscal, la DGFIP se garde bien de donner la part des résultats financiers obtenus dans les dossiers programmés par IA dans les recettes fiscales totales du contrôle.

Il apparaît cependant clairement que les rentrées fiscales des dossiers programmés par IA demeurent très en retrait.