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Salut à toutes et tous,
En ces temps troubles, nous vous invitons à lire l'article intitulé "« On a basculé dans l’idiocratie » : quand les incompétents grimpent les échelons", publié par Le Point le 28 avril 2025
En résumé, cet article explore la montée en puissance de l'incompétence dans les sphères managériales du privé comme du public, où les apparences et les indicateurs priment souvent sur les compétences réelles.
L'article débute par l'exemple de Pierre, un développeur expérimenté qui, malgré sa maîtrise des outils et sa connaissance approfondie des processus internes, se voit écarté d'une promotion au profit d'un candidat plus jeune, davantage axé sur les présentations et les indicateurs de performance.
Cette situation illustre une tendance où la capacité à se mettre en avant et à manier le jargon managérial l'emporte sur l'expertise technique et la connaissance du terrain.
Ce phénomène, qualifié d'« idiocratie », reflète une culture d'entreprise, dans le privé comme dans le public, où la superficialité et la conformité aux normes de communication prennent le pas sur la compétence et l'efficacité.
Les décisions sont de plus en plus guidées par des tableaux de bord et des indicateurs, souvent déconnectés de la réalité opérationnelle, conduisant à une perte de sens et à une démotivation des employés compétents.
L'article met en lumière les conséquences de cette dérive, notamment la frustration des salariés expérimentés et la montée d'une forme de cynisme au sein des organisations. Il souligne également la nécessité de repenser les critères d'évaluation et de promotion pour valoriser les compétences réelles et l'engagement authentique, plutôt que la seule capacité à se conformer aux codes managériaux en vogue.
En somme, l'article appelle à une prise de conscience sur les dérives d'une culture d'entreprise centrée sur les apparences, et plaide pour un retour à des valeurs de compétence, de sincérité et de reconnaissance du travail bien fait.
Vous trouverez à la fin de ce post un article qui analyse la gestion financière de l’État français depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir en 2017, pointant une série de politiques ayant aggravé le déficit public sans amélioration des services publics.
En résumé, dans son article « Finances publiques : où est passé l’argent ? », le sociologue Nicolas FRAMONT (1) dénonce la gestion des finances publiques sous Emmanuel Macron.
Selon lui, malgré une dette publique qui s'est creusée entre 2017 et 2024, les citoyens n'ont pas vu d'amélioration de leur quotidien : au contraire, les services publics se sont dégradés.
L'auteur retrace chronologiquement plusieurs mesures qui, selon lui, ont contribué à ce gaspillage :
2017 :
Emmanuel Macron réduit les recettes fiscales en supprimant l'ISF et instaurant une flat tax, offrant d'importants avantages aux plus riches sans impact positif mesurable sur l'économie (selon France Stratégie).
Simultanément, il amplifie les exonérations de cotisations patronales et les baisses d'impôts pour les entreprises, pour un coût annuel de 200 milliards d’euros, sans création significative d’emplois ou de relocalisation industrielle (selon l’Institut des politiques publiques).
2019 :
Suite au mouvement des Gilets jaunes, augmentation de la prime d'activité (plutôt qu'une hausse du SMIC), faisant peser sur les contribuables la charge des bas salaires versés par les entreprises.
2022 :
Le scandale McKinsey révèle le recours excessif et coûteux aux cabinets de conseil, doublonnant souvent des compétences publiques existantes, et profitant à des proches du pouvoir en exacerbant la gabegie publique.
2023 :
Explosion du nombre d’apprentis via des aides publiques massives aux entreprises, pour un coût d’environ 25 milliards d’euros en 2024, sans réelle garantie de formation de qualité, ni d’insertion durable pour les jeunes.
2025 :
La tentative d’instaurer une légère surtaxe sur les grandes entreprises échoue sous la pression de lobbies économiques, illustrant l'incapacité du gouvernement à taxer équitablement les plus riches.
Résultat :
La dette publique s’est alourdie sans investissement productif, servant essentiellement à enrichir les grandes fortunes. La fortune des 500 familles les plus riches a été multipliée par 3,1 en dix ans.
Pendant ce temps, les services publics se dégradent et la pauvreté progresse, renforçant une dynamique de concentration des richesses dénoncée par l’auteur comme un « pillage organisé » au profit des possédants.
Et de conclure que l’État a organisé un transfert massif d’argent public vers les entreprises privées et les plus riches, sans bénéfice collectif clair, sous couvert de modernisation et de soutien économique.
(1) Nicolas FRAMONT est un sociologue français, fondateur et rédacteur en chef de Frustration magazine.
→ Lien vers l’article : https://frustrationmagazine.fr/finances-publiques-ou-est-largent
On vous avait dit qu’on croit toujours avoir tout vu, tout lu, mais non … Hier, 17 avril 2025, vos représentants ont pu en avoir une nouvelle illustration :
En guise de réponse à notre déclaration liminaire, dans laquelle nous indiquions :
Ainsi, comme d’habitude, nous émettrons des propositions sous forme d’avis, sur chaque point à l’ordre du jour de ce CSAL, ainsi que sur toute question diverse du périmètre légal de l’instance présente.
En effet, l’article R 254-41 du CGFP stipule que : « Les questions entrant dans la compétence du comité social d’administration ou de la formation spécialisée, dont l’examen a été demandé par la moitié au moins des représentants titulaires du personnel, sont inscrites à l’ordre du jour ».
Tout débat qui reviendrait à contester l’application de cet article serait ainsi nul et non avenu, et ne pourrait qu’être rejeté comme étant illégal.
Pourtant, la direction, depuis le début de notre mandat, refuse l’application de cet article, ce qui contraint les représentant du personnel à traiter les points en question diverses.
Le président-directeur nous a répondu que selon ses informations, nous n’avions pas à voter en CSAL, sauf quand lui le décidait, c’est-à-dire quand un point de l’ODJ choisi par lui seul contenant un (pour avis) était glissé en fin du point correspondant ...
Bon … , que répondre à ça ?
Que tout les avis que nous avons voté depuis janvier 2023 en CSAL existeraient dans une zone de non-droit ?
Mais non enfin ….
Le président-directeur de la DIRCOFI NA pourrait s’appuyer sur un « Totem d'Immunité », et maintenant sur un « Totem d’Illégalité », soi-disant remis par la Centrale, permettant ainsi de pouvoir continuer à menacer les élus et entraver leur action, pourtant totalement légale, sans qu’aucune mesure ne soit prise pour mettre fin à ces agissements ?
Ben Voyons ….
Le président-directeur aurait donc la possibilité de s’auto-amnistier quand il dérape et s’énerve face à vos représentants du personnel, ou bien appliquer la loi selon son bon plaisir ou pas ?
Mais … Enfin … Alors … Mais non … C’est Donald qui fait ça !
Vos représentants du personnel, qui travaillent depuis le début de leur mandat dans le strict cadre de la loi ne se permettront jamais de proférer une quelconque menace vis-à-vis de qui que ce soit, ni d’agir en furieux cow-boys ou cow-girls ...
Pour mémoire, au 1er février 2025, l’article 64 du décret 2020-1427 du 20 novembre 2020 a été supprimé et réécrit en plusieurs articles du CGFP en ces termes :
Art. R. 253-48. – « La formation spécialisée relevant du comité social d’administration (…) compétente est réunie, dans les plus brefs délais, à la suite de tout accident ayant entraîné ou qui aurait pu entraîner des conséquences graves. »
Art. R. 253-49. – « La formation spécialisée relevant du comité social d’administration (…) procède à une enquête :
1 – En cas d’accident de service grave ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave ayant entraîné mort d’homme ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente ou ayant révélé l’existence d’un danger grave, même si les conséquences ont pu en être évitées.
2 – En cas d’accident de service ou de travail ou de maladie professionnelle ou à caractère professionnel présentant un caractère répété à un même poste de travail ou à des postes de travail similaires ou dans une même fonction ou des fonctions similaires. »
Les représentants du personnel ont eu à connaître, par des témoignages directs anonymes, des témoignages directs lors des rares visites de services qui ont pu se tenir, ou des informations figurant dans le rapport de la médecine du travail, de cas de situations d’agents en Burn-Out.
Actuellement, ils ne disposent d’aucune information suffisante pour établir si ces trop nombreux cas relèvent pour tout ou partie de situations de stress et / ou d’expositions trop fortes aux risques psychosociaux dans le cadre du travail.
Mais, de ce que nous connaissons de ces cas, en les recoupant avec les descriptions des risques psychosociaux dans le cadre du travail décrit depuis des années dans le DUERP, nous nous trouvons sans nul doute devant un réel problème de dégradation de la santé des agents en raison des conditions actuelles de leur travail.
C’est pourquoi les élus ont fait des recherches et trouvé des références très utiles dans le « guide d’aide à la prévention – Le syndrome d’épuisement professionnel ou Burn-Out – Mieux comprendre pour agir » édité conjointement par le ministère du Travail, l’ANACT et l’INRS en 2016.
En effet, dans le début de ce guide figure une description très complète de la définition du Burn-Out :
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