Actualités

Héritière du combat pour la réduction du temps de travail, la journée internationale internationale de lutte des travailleurs est fixée au 1er mai, date emblématique du mouvement ouvrier qui a payé un lourd tribut à cette émancipation, de Haymarket Square à Fourmies. Journée annuelle de grève depuis 1889, elle est maintenant chômée dans de nombreux pays, dont la France depuis 1919.

Cette bataille pour la répartition du travail et des richesses, pour les services publics, pour la paix, demeure toujours d'actualité et résonne fortement aujourd'hui. Au motif du dogme de l'austérité et sous des menaces belliqueuses ou réactionnaires, le Gouvernement continue de vouloir faire les poches des travailleurs et de saigner les services publics et la Sécurité Sociale, obnubilé par l'unique réduction des dépenses. Et pourtant, de l'argent, il y en a : plus de 130 milliards d’euros de bénéfices en 2024 pour les entreprises du CAC40, 200 milliards d'euros par an d'aides publiques aux entreprises sans aucune contrepartie pour l’emploi ou les salaires, 100 milliards d'euros annuels de fraude fiscale, fraude sociale de ces mêmes entreprises à travers le travail dissimulé à hauteur de 8 milliards... etc.

Les politiques économiques et sociales qui nous sont imposées depuis des décennies ne sont pas un horizon indépassable. Nous avons les moyens, par nos mobilisations et nos luttes, d’imposer d’autres choix de société, pour une véritable transformation sociale et écologique. Alors que le Gouvernement réfléchit où trouver 40 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour le budget 2026, nous pouvons lui imposer dès à présent des mesures d’urgence. Cela ne dépend que de nous. Leurs avancées ne sont faites que faites de nos reculs ! Ainsi, cette journée hautement symbolique du 1er mai doit marquer une première étape pour reprendre l’offensive toutes et tous ensemble pour l’augmentation des salaires, des traitements et des pensions, pour le retrait de la réforme des retraites, pour un autre budget qui prenne en compte les impératifs sociaux et écologiques.
Toutes et tous dans les manifestations du 1er mai avec Solidaires ! Dans le département, des cortèges festifs sont organisés à Marseille (10h30 - Vieux-Port), Aix-en-Provence (10h30 - place de la Rotonde), Arles (10h30 - place de la République), Aubagne (10h - cours Beaumont), Martigues (10h - place Jean-Jaurès), Tarascon (10h30 - gare S.N.C.F.) ou Salon-de-Provence (10h30 - Kiosque à musique), ou encore à Avignon (10h30 - cours Jean Jaurès), Draguignan (10h30 - Sous-préfecture) ou Toulon (Bourse du Travail - 10h30).

affiche 1er mai couleur

Après bien des atermoiements politico-budgétaires, la loi de finances 2025 a été publiée au Journal Officiel le 14 février. Sans surprise, le paradigme austéritaire dicte encore ce budget d'inspiration ultra-libérale et acte une nouvelle saignée d'emplois publics, notamment aux Finances et à la DGFiP en particulier.

Pourtant, plutôt que de n'envisager un budget que sous le prisme de la réduction des dépenses, Solidaires Finances Publiques, première force syndicale à la DGFiP, défend, avec d'autres, une logique différente d'accroissement des recettes par plus de justice fiscale et un ambitieux plan de lutte contre la fraude combiné à une réflexion profonde sur les divers systèmes d'évasion. En effet, comment espérer redresser vertueusement les comptes publics en massacrant sempiternellement la DGFiP, ses emplois, ses missions et son réseau de structures ?

Ainsi, la DGFiP annonce pour 2025 une nouvelle salve de 550 emplois à supprimer, dont il a été décidé d'en faire supporter 27 à la DRFiP PACA 13 (- 3 A, - 2 B et - 22 C) alors que le solde net local annonce une évolution du TaGERFiP (TAbleau de Gestion des Emplois de Référence des FInances Publiques) local de +5. Vous en trouverez le détail local, collectif de travail par collectif de travail, ci-dessous :

A des Directions qui se gargarisent d'un "dialogue social" de qualité, rappelons ici à nouveau que les engagements en matière d'emplois pour 2025 du Cadre d'Objectifs et de Moyens (C.O.M.), pourtant présenté en grande pompe comme l'alpha et l'omega de la planification des emplois et des missions à la DGFiP, n'ont pas été respectés et que cette ventilation locale des suppressions d'emplois n'est même plus soumis à l'avis consultatif des représentants des agents mais sera présenté cette année "pour information"...

 

gmzkdAq9L82K21QM 

JQBbcr5SRRdG6AJe

8oTRtZv8hagP0JSb

2UejmlqiBhk2SR00

5BURxA9HoB5OymPR

Fm4P001fo2NlmwFc

xMAk5UTTWs9bQ0P9

Yaw4iY300m0b8jpt

AR0jO63JQ8wkDzBG

T7hc0xGnYqsWNc7U

sFsAzSnaK8c98xSH

 

Dans un souci de transparence, vous trouverez ci-dessus le détail officiel de ces modifications, issu du document préparatoire afférent fourni aux élus du personnel à l'occasion du Comité Social d'Administration Local (C.S.A.L.) convoqué le 22 avril. Pour Solidaires Finances Publiques 13, il est hors de question de cautionner et nous ne siégerons donc pas à cette chambre d'enregistrement qui tourne à la mascarade. Nos emplois sous statut de fonctionnaires d'Etat et les missions régaliennes de service public qui y sont associées valent beaucoup mieux que ça. Nous exigeons l’attribution des moyens réglementaires, budgétaires et humains légitimes et nécessaires, voire indispensables, à l’exercice quotidien des missions pour que cesse enfin la dégradation continue des conditions de travail des agents et l’affaiblissement ininterrompu de la DGFiP, considérée comme un inépuisable réservoir d’économies.

Le 8 mars est traditionnellement la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Venant après les manifestations d’ouvrières du début du XXème siècle, la première « Journée internationale des femmes » est fixée le 19 mars 1911 et vise principalement à obtenir le droit de vote pour toutes les femmes, l'égalité entre les sexes et le socialisme. De nos jours, les luttes féministes demeurent malheureusement toujours d'actualité.

Ainsi, dans la Fonction Publique, 63% des agents sont des femmes, dont une grande majorité en catégorie C. Il est donc plus que temps de prendre des mesures concrètes pour enfin atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Pourtant, les mesures permettant d’atteindre notamment l’égalité salariale se font attendre. Pire même… la récente modification des règles de mutation locale des cadres A, baisse des indemnisations en cas de maladie ou la menace de rémunération au mérite sont des mesures injustes et régressives pour toutes et tous qui nuisent à l’égalité femmes / hommes, comme une double peine pour les femmes qui sont toujours les grandes perdantes puisqu’elles seront pénalisées financièrement tout en faisant double journée au travail et à la maison.

Les belles déclarations d'intention ne suffisent plus. Concrètement, Solidaires Finances Publiques, première force syndicale à la DGFiP, défend par exemple l'abrogation de l'inique réforme des retraites, la mise en œuvre d’un congé hormonal, le recentrage de la rémunération de l’indemnitaire vers l’indiciaire par intégration d’une large partie des primes dans le traitement, la revalorisation forte des grilles de carrières des filières féminisées, ou encore la progression linéaire des carrières pour des parcours professionnels sans barrage, tout comme le développement d'une politique volontariste à la DGFiP en matière de violences sexuelles et sexistes au travail.

Comme hier, il convient donc d'agir aujourd'hui pour conquérir l'égalité. Localement, l'Union syndicale interprofessionnelle Solidaires 13 invite l'ensemble du monde du travail à se rassembler ce samedi 8 mars à 13h30 devant le siège de l'Union Pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (U.P.E. 13), émanation locale du MeDEF, au Grand Carousel de la Canebière (16 place du Général De Gaulle) avant de participer aux différents cortèges prévus. Solidaires Finances Publiques 13 invite aussi et surtout chacun et chacune, femmes et hommes, tous concernés, tout le reste de l'année, à agir au quotidien pour l'égalité, par des changements de comportements sociétaux, familiaux et professionnels.

Ce lundi 24 février, nous avons rencontré le Directeur Général Adjoint, sous le même format que la Directrice Générale le 25 novembre dernier. Loin d'être dupe de l'aspect très formel de l'exercice qui vise plus à nourrir un publi-reportage sur Ulysse qu'à écouter les revendications émanant du terrain, Solidaires Finances Publiques 13 s'est malgré tout rendu à ce rendez-vous afin d'y porter la colère de notre communauté de travail.

Vues les conditions particulièrement contraintes du temps accordé, Solidaires Finances Publiques 13 a rappelé qu'un dialogue social digne de ce nom reposait sur une confiance mutuelle et que cette dernière avait récemment été abîmée par un manque de respect de la parole donnée, l'illustrant par trois exemples de portée nationale : la suppression de 550 emplois contrairement aux engagements du Cadre d'Objectifs et de Moyens (C.O.M.) 2023 - 2027, le déménagement du site de Marseille Sainte-Anne qui foule au pied le protocole d'accord du 21 juin 2013 validé par la Direction Générale et l'admission de seulement 686 candidats (plus 64 supplémentaires depuis hier) au Concours Interne Spécial (C.I.S.) de Contrôleur 2025 malgré une publication au Bulletin Officiel du 9 octobre 2024 annonçant 816 places.

Nous avons évoqué la question de l'indemnisation à 90% des jours de congé maladie ordinaire, le sujet du congé hormonal, le développement accru de l'intelligence artificielle... Et fait remarquer au Directeur Général Adjoint que s'il se félicitait du "Nouveau Réseau de Proximité" (N.R.P.), particulièrement au sein de la sphère du secteur public local, nous ne portions pas la même vision de la qualité de service rendu à l'usager que lui, ni même des dangers de l'externalisation des tâches dévolues.

Aucune réponse sur les conditions de vie au travail des agents. Aucune réponse sur le désengagement financier de la Métropole et du Département dans les Espaces France Service (E.F.S.) de Marseille, pourtant parangon de la relation à l'usager post N.R.P..

Après une attaque contre notre organisation syndicale, accusée d'alerter extra muros sur les conséquences à venir pour les collectivités locales de la gestion des Taxes d'urbanisme, le Directeur Général Adjoint est donc reparti. Mais avant, alors qu'il feignait la remise en cause en affirmant, au sujet du fiasco G.M.B.I., que "nous avions mis du temps collectivement à réagir", Solidaires Finances Publiques 13 a conclu en lui rappelant que si les Directions avaient entendu et écouté les multiples alertes sur le sujet bien en amont du crash, les collègues en première ligne n'aurait pas subi ce désastre. C'est aussi ça un dialogue social de qualité. Encore faut-il le vouloir pour le mettre en oeuvre, à la DRFiP PACA 13 comme à Bercy.