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La canicule est là! Nombre de postes et de services présentent des températures très élevés qui peuvent représenter un danger pour la santé des agents ou du moins des conditions de travail dégradées. Afin que les situations soient ultérieurement abordées en instance de dialogue sociale, n'oubliez pas de remplir un fiche sur l'ERSST sur Ulysse 33! Une inscription dans le registre ERRST contraint la Direction à apporter une réponse et normalement une solution. RIen n'interdit à un service d'envoyer plusieurs signalements dans l'ERSST même si c'est un même problème*. Comme pour tous les combats, plus nous sommes nombreux à manifester notre mécontentement, plus un problème est visible!
*Notre syndicat a obtenu il y a plusieurs années qu'aucune fiche ERSST ne soient supprimées même si elles concernent le même problème!
En Gironde, la Direction est frileuse, très frileuse ( oui c'est un comble en ce moment) pour accorder du télétravail en cette période de canicule ( et le reste de l'année d'ailleurs). Mais que font les autres directions ?
Avant de faire un petit tour de France de tout ce que les autres font et la DRFIP 33 non, petit focus sur les autres administrations de Gironde.... Les autres ministères occupants de la cité administrative ont eu pour consigne de mettre leurs agents en télétravail au maximum......pourtant les agents de notre ministère n' ont pas du tout reçu les mêmes consignes et pourtant ils occupent les mêmes bâtiments....nos agents seraient ils plus résistants à la chaleur ? La direction préférerait elle mettre la santé des agents en jeu pour garder ses petits bien au chaud dans leurs bureaux?
Dans le 95, la Direction invite les chefs de services à appliquer :
- Souplesse en termes d'aménagement des horaires de travail : Il s'agit d'accorder des facilités horaires pouvant conduire pendant cette semaine au non-respect des plages variables et fixes et, pour les agents qui le souhaitent, à réduire leur temps de présence dans le service en effectuant une journée continue de travail de 6 heures, avec prise de service comprise entre 7 heures 30 et 8 heures et fin de service entre 13 heures 30 et 14 heures, sans pause méridienne (le repas étant pris à l'issue). Cet aménagement ne remet, bien entendu, pas en cause le volume horaire réglementaire. Dès lors, l'agent qui bénéficie de cet aménagement reste donc astreint au pointage et les heures non effectuées devront être rattrapées ;
- Validation des demandes de télétravail, même au delà de trois jours par semaine, que poseraient les agents qui disposent d'un nombre de jours sous forme de quota ponctuel ou qui demanderaient à modifier exceptionnellement leur jour de télétravail régulier. Pour les agents qui auraient épuisé leur contingent de jours de télétravail ponctuel, il y aura lieu de renouveler, si besoin, la convention dans SIRHIUS avec un contingent plus élevé.
-fermeture des accueils aux usagers de façon anticipée à 11h00. Le service "relation usagers" procède aujourd'hui aux modifications d'horaires sur les sites.
Enfin, la direction a acquis des brumisateurs rechargeables. Les agents qui souhaitent en bénéficier sont invités à se rapprocher de leur chef de service afin de lui faire part de leur besoin.
Dans le 45, le positionnement et la durée des plages fixes et variables peuvent être modifiés temporairement, en faisant débuter la journée de travail plus tôt le matin afin que les agents puissent quitter leur poste plus tôt l'après-midi s'ils le souhaitent avant la fin de la plage fixe et, plus généralement, en permettant aux agents d'adapter leur rythme de travail.
Ainsi, comme les années précédentes, l'adaptation possible des horaires est la suivante :
- le début de la plage variable est avancé à 7 h 00 au lieu de 7 h 30
- la plage fixe post méridienne se termine à 15 h 00 au lieu de 16 h 00
Madame la Directrice,
Alors que la Gironde est confrontée à un nouvel épisode de fortes chaleurs dans le cadre du plan canicule, nous souhaitons attirer votre attention sur la nécessité de mettre en œuvre sans délai des mesures adaptées afin de garantir la santé et la sécurité des agents.
Cette demande est d'autant plus légitime que plusieurs agents ont déjà été victimes de malaises au sein de la Cité administrative. Ces situations ne peuvent être ignorées et témoignent des difficultés rencontrées par les personnels lorsque les températures deviennent excessives dans les locaux de travail.
Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur le choix girondins consistant à limiter les possibilités de travail à distance à quelques jours de télétravail ponctuel accordés au cas par cas. Le télétravail ponctuel relève du dispositif habituel et ne paraît pas constituer une réponse pleinement adaptée à une situation exceptionnelle présentant des risques avérés pour la santé des agents.
Les épisodes caniculaires justifient au contraire la mise en œuvre de mesures exceptionnelles et temporaires de prévention. Dès lors, lorsque les missions le permettent, le recours au télétravail exceptionnel devrait pouvoir être envisagé afin de limiter l'exposition des agents aux fortes chaleurs et aux déplacements dans des conditions particulièrement éprouvantes.
Selon les informations portées à notre connaissance, certaines directions ont d'ailleurs fait le choix de mesures plus protectrices. Ainsi, la DDFiP de l'Yonne aurait autorisé jusqu'à cinq jours de télétravail dans le cadre de l'épisode caniculaire en cours. Cette décision démontre que des marges de manœuvre existent et qu'une approche plus souple est possible lorsque les circonstances l'exigent.
Nous avons d'autant plus de difficultés à comprendre la position retenue en Gironde que les restrictions relatives à l'utilisation exclusive de jours de télétravail ponctuel ne semblent pas figurer dans les consignes nationales. Il apparaît donc que la DRFiP33 adopte une interprétation particulièrement restrictive des possibilités offertes aux directions locales pour protéger leurs agents.
Aussi, nous demandons que soient réexaminées les mesures actuellement prévues et que puissent être mises en œuvre, lorsque cela est possible :
* le recours au télétravail exceptionnel pour les agents dont les missions sont télétravaillables ;
* l'adaptation des horaires de travail afin d'éviter les périodes les plus chaudes de la journée ;
* l'autorisation de pauses supplémentaires lorsque les conditions de température l'imposent ;
* la mise à disposition effective d'espaces rafraîchis et de points d'eau en nombre suffisant ;
* une information claire et homogène à l'ensemble des services sur les mesures de prévention applicables.
Face à un risque désormais bien identifié et à des incidents déjà survenus, nous estimons indispensable que toutes les mesures de prévention utiles soient mobilisées afin de garantir la sécurité des agents.
Dans l'attente de votre retour, nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice, l'expression de nos salutations respectueuses.
Solidaires finances publiques 33
D’une durée d’un à deux mois par parent, il s'ajoute au congé maternité et congé d’accueil de l’enfant du second parent. Il devait entrer en vigueur au 1er janvier 2026 mais dans la réalité il aura fallu attendre le 1er juin 2026. On fait le point.
Pour qui ?
Ce congé peut-être pris par l’un des deux parents ou par les deux, simultanément ou séparément, dans le privé comme dans le public.
Il concernera aussi la personne vivant en couple avec la mère (mariage, pacs ou union libre), qu’elle soit une femme ou un homme. En revanche, un homme vivant en couple avec le père ne devrait pas être éligible au nouveau congé, de la même façon qu’il ne peut pas bénéficier du congé paternité (voir décision du Conseil constitutionnel en août). L’Union syndicale Solidaires dénonce cette inégalité des droits.
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