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Le 17 octobre, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exprimer une colère sociale profonde. Salaires insuffisants, pouvoir d'achat en berne, services publics fragilisés, inégalités grandissantes : les raisons de se mobiliser ne manquent pas. Pourtant, au lendemain de cette journée, ce sont surtout les images de pillages et de dégradations qui ont occupé le devant de la scène. Au risque de faire disparaître l'essentiel : les revendications portées par les manifestants.

Une colère sociale qui ne cesse de grandir

Depuis plusieurs semaines, les mobilisations se multiplient. Dans les lycées, les entreprises, les services publics, les salariés et les jeunes expriment leur ras-le-bol face à des politiques qui ne répondent plus à leurs besoins.

La journée du 17 octobre a donné une nouvelle ampleur à cette contestation.

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Compte rendu du CSAL

du 14 octobre 2026

Réorganisation du SAID de Bordeaux

À compter du 1er janvier 2027, les deux secteurs d'assiette du SIP de Bordeaux seront regroupés en un SAID unique.

Pour la Direction, la sectorisation géographique a progressivement perdu de sa pertinence, le travail étant désormais davantage traité au fil de l'eau. La nouvelle organisation reposera sur huit cellules de trois agents, généralement composées d'un contrôleur et de deux agents C. Les agents concernés ont été consultés et ont validé le principe de cette réorganisation.

SFP33 a interrogé la Direction sur le rôle des contrôleurs B au sein de ces cellules. L'administration a indiqué vouloir les responsabiliser davantage, avec un rôle d'animation et de relais au sein de leur cellule.

Il faudra maintenant voir comment cette nouvelle organisation fonctionne concrètement et notamment veiller à une bonne répartition de la charge de travail entre les agents et les différentes cellules.

Alors que les services de gestion comptable (SGC) et les trésoreries fonctionnent déjà avec des effectifs insuffisants, la Direction générale a décidé d'accélérer la suppression du circuit industrialisé d'encaissement des chèques. Une décision prise sans véritable concertation, dont les conséquences risquent de peser une nouvelle fois sur les agents des services de proximité.

Une réforme précipitée

Lors du groupe de travail sur le secteur public local du 8 octobre, les organisations syndicales ont appris que la DGFiP avait décidé, dès le 24 septembre, d'accélérer le transfert du traitement de certains chèques vers les services locaux.
 
À compter du palier Hélios de novembre 2026, les avis des sommes à payer (ASAP) au format XML ne comporteront plus de talon de paiement permettant l'envoi des chèques au centre d'encaissement de Rennes. Cette première étape concerne potentiellement 30 millions de factures sur les 80 à 90 millions émises chaque année.
 
Pourtant, le centre d'encaissement de Rennes ne doit fermer qu'en septembre 2027. Pourquoi donc précipiter le transfert de cette activité alors que le dispositif actuel fonctionne encore ?

Les projets de budgets 2027 ont été présentés en conseil des ministres et les discussions parlementaires débuteront le 13 octobre. L’objectif du gouvernement est de ramener le déficit à 5 % du PIB, non pas en augmentant les recettes mais une fois encore en réduisant les dépenses. Le 1er ministre nous assure que tout le monde participera à l’effort collectif, mais le PLF nous prouve le contraire !